Titre : GLORIA BELL

Année de Sortie : 2019

Genre :  Romance / Comédie dramatique

Nationalité : Américain

Avis : Bon

En 2014, GLORIA avait représenté le Chili aux Oscars, cinq années plus tard, sort son remake Américain GLORIA BELL.

C’est le Chilien Sebastián Lelio qui, après s’être chargé de l’original, réalise cette nouvelle version. Celui qui a reporté l’année dernière l’Oscar du Meilleur film étranger pour UNE FEMME FANTASTIQUE, va écrire le scénario avec Alice Johnson Boher.

Dans GLORIA BELL, on retrouve Gloria (Julianne Moore), bientôt la cinquantaine, et divorcée. Alors qu’elle profite de la vie, elle va faire la rencontre d’un homme (John Turturro).

L’histoire a beau être simpliste, j’ai tout de même passé un moment agréable devant ce film. C’est toujours un risque de faire le remake de son propre film, surtout pour l’adapter au standard Américain. Alors certes, je n’ai pas vu l’original, mais je trouve tout de même que Sebastián Lelio, à la différence de Hans Petter Moland pour SANG FROID, s’en est bien sorti. GLORIA BELL va être portée par une Julianne Moore des grands jours. Tout le film tourne autour de son personnage. Elle est présente dans toutes les scènes. Il était donc important qu’elle assume comme il se doit, et c’est chose faites. Elle est bien aidée par son amoureux du jour, John Turturro dont la prestation m’a beaucoup plu. Ces deux-là se retrouve vingt ans après s’être croisé sur le mythique THE BIG LEBOWSKI. Leur duo fonctionne très bien. Par contre, le reste du casting est assez fade. Les membres de sa famille sont présents sans pour autant avoir un véritable impact sur ce qui se passe. Tout sera axé sur la relation romantique. C’est dommage car cela manque un peu de profondeur. Le scénario est extrêmement prévisible et n’offre donc aucune surprise. GLORIA BELL est aussi un constat de ce que peut être la vie d’une quinquagénaire qui a encore le goût de vivre mais donc les proches se sont éloignés. J’ai même ressenti de la peine pour elle. Cependant, le film, même s’il n’est pas toujours rose, ne tombe pas dans le dramatique. Il y a toujours cette touche d’espoirs pour Gloria.

En faisant GLORIA BELL, Sebastián Lelio a voulu faire une ode pour la génération de ses parents.