Titre : COEURS ENNEMIS

Année de Sortie : 2019

Genre : Drame / Romance

Nationalité : Britannique

Avis : Très bon

Cette semaine sort COEURS ENNEMIS ou les palpitations amoureuses en pleine après-guerre.

C’est James Kent qui adapte le roman de Rhidian Brook, Dans la maison de l’autre, paru en 2013. Ce dernier va écrire aussi le scénario avec Anna Waterhouse et Joe Shrapnel, le duo avait déjà fait celui de l’excellent LA COULEUR DE LA VICTOIRE.

Dans COEURS ENNEMIS, on retrouve Rachel (Keira Knightley) qui va rejoindre son mari (Jason Clarke) en Allemagne après la Seconde Guerre Mondiale. Cet officier anglais a réquisitionné la maison de Stephan Lubert (Flora Li Thiemann) et de sa fille (Flora Li Thiemann). Une cohabitation va commencer.

J’ai vraiment aimé ce film, non pas pour sa romance mais plus pour son contexte. On connaît tous les films sur la guerre, mais combien prennent le problème de l’après-guerre ? Surtout qu’ici, on sera en Allemagne, chez le « vaincu ». Il va alors avoir une approche intéressante. On est loin du cliché qui montre les Allemands comme des méchants qui ont eu ce qu’ils méritent. Ce sera beaucoup plus nuancé et on verra que dans une guerre, il n’y a jamais de vainqueur. Par moments, ça sera même l’attitude des Britanniques qui sera remise en cause avec des abus liés à leur sentiment de supériorité. Le personnage de Rachel, joué par Keira Knightley, en est la symbolique. Elle trouve ça tout à fait normal de réquisitionner une maison sans même le moindre égard pour ses propriétaires qui ne sont pourtant pas des nazis. Dans le film, elle a une attitude très antipathique qui la rend détestable. Je pense tout de même que c’était l’objectif. Cela compense avec l’officier qu’interprète Jason Clarke. J’aime beaucoup cet acteur, qu’on a vu il y deux semaines dans SIMETIERRE, et il aura un jeu ici tout en nuances à l’image de son personnage. Alexander Skarsgård termine ce triangle avec un grain d’autoritarisme. Il est le symbole d’une Allemagne au peuple oppressée qui subit la défaite militaire. Un sentiment d’humiliation qui ne fera qu’attiser la haine. Cela donne un récit qu’il est passionnant de suivre.

COEURS ENNEMIS réussit grâce au contexte historique à donner un véritable intérêt à une romance pourtant banale à première vue.

Publicités