Titre : EL REINO

Année de Sortie : 2019

Genre : Policier / Drame

Nationalité : Espagnol

Avis : Très bon

Après avoir raflé 7 Goya (l’équivalent des Césars en Espagne), EL REINO débarque sur nos écrans.

C’est une réalisation de Rodrigo Sorogoyen qui avait déjà fait le très bon policier QUE DIOS NOS PERDONE. Il va de nouveau écrire le scénario avec Isabel Peña.

Dans EL REINO, on retrouve Manuel López-Vidal (Antonio de la Torre), un politique véreux qui va voir des affaires de corruption sortir au grand jour.

Bien qu’il ne soit pas toujours facile à suivre, ce film est extrêmement intéressant. Le thème de la corruption dans la politique est toujours d’actualité dans n’importe quel pays du monde. En France c’est dans la brillante série BARON NOIR que cela avait été abordé. Ce qui est intelligent dans ce film, est d’avoir tout mis du point de vue du politicien. On va voir le système pourri de l’intérieur. Après, la corruption en elle-même ne sera pas trop détaillée, ce sera surtout centré sur la machine politique et l’avidité des hommes. Comment Manuel López-Vidal va servir de fusible et surtout comment il va se défendre. Qui est-ce qui se cache derrière cet homme qui a détourné tant d’argent. L’acteur Antonio de la Torre est tout simplement parfait dans ce rôle. Si vous aimez le cinéma espagnol, sa tête ne vous sera pas inconnue car il avait le premier rôle dans des films sortis en France comme récemment QUE DIOS NOS PERDONE et LA COLÈRE D’UN HOMME PATIENT. On sera plongé dans sa course poursuite, non pas pour prouver son innocence, mais pour sauver sa peau. Adieu la morale. Durant le film, il a quelques moments de psychose qui auraient pu être bien s’ils n’avaient pas été autant appuyé. Déjà que le rythme n’est pas facile à suivre, ça n’aide pas. Il n’aurait pas été désagréable de commencer plus doucement en installant les bases plutôt que de nous balancer dans le vif du sujet directement. Par moments, j’étais un peu perdu. Les acteurs secondaires en interaction avec le politique Manuel López-Vidal sont nombreux. Certes, ils sont excellents mais il faut pouvoir s’y retrouver rapidement. Quoi qu’il en soit, les propos restent percutants.

EL REINO met le doigt là où ça fait mal de bien belle manière.