Titre : VICE

Année de Sortie : 2019

Genre : Biopic / Drame

Nationalité : Américain

En quelques mots : Long mais cultivant

Avec ses 8 nominations aux Oscars dont celui du meilleur film, ça donne envie d’aller voir VICE.

Alors qu’il est plus habitué aux comédies simplistes comme VERY BAD COPS ou LÉGENDES VIVANTES, Adam McKay va se charger de la réalisation et aussi du scénario.

Dans VICE, on va retrouver Dick Cheney (Christian Bale), le puissant vice-président lors du mandat de George W. Bush. Son ascension au pouvoir va nous être contée.

J’ai trouvé ce biopic vraiment intéressant. On ne va pas se mentir, le grand public Français ne connaît pas Dick Cheney. Il faut se pencher de prêt sur la politique américaine pour savoir l’influence qu’a eue cet homme sur les États-Unis durant des dizaines d’années. Pour ma part, j’avais juste entendu son nom, mais à aucun moment je ne me serais douté de son importance. On s’introduit au cœur de la machine politique américaine. Les entrailles du pouvoir. C’est d’ailleurs très bien illustré avec de nombreuses images venues pour interpeler, voire choquer, le spectateur. De plus, la narration faite par un personnage externe rajoute de la clarté et à aucun moment, même sans s’y connaitre, nous ne sommes largués. Ce biopic étant une grande source de connaissance, enchainer pendant plus de 2 heures peut paraître long. Certains passages un peu plus lents, et personnel sur la vie de Dick Cheney, m’ont d’ailleurs paru interminables. À travers cet homme va se concentrer tout ce qui ne va pas dans le système de l’Oncle Sam. Certains sujets qui fâchent comme la guerre d’Irak et le terrorisme, seront abordés de bien belle manière. Le film n’a pas peur de la polémique et n’a aucun tabou. Le choix de Christian Bale pour interpréter cet homme est un très bon choix. Sa transformation physique est bluffante. Amy Adams l’accompagne parfaitement dans le rôle de l’épouse à la fois maligne et forte. J’ai été un peu plus étonné de voir encore Steve Carell qui en est déjà à son troisième film sur 2019. Cependant, c’est le seul où il m’a convaincu. Là où j’ai été le plus agréablement surpris concerne la réalisation. Alors que je m’attendais à quelque chose de sobre et de sombre, Adam McKay nous propose de l’originalité. C’est vraiment très interactif et nous met en éveil. Cette mise en scène vivante crée un lien entre Dick Cheney, et le monde extérieur qu’il va influencer.

VICE va permettre de comprendre beaucoup de choses sur le fonctionnement américain sous l’ère Bush, mais je pense que pour accrocher, il faut s’intéresser un minimum à la politique de ce pays.