SI BEALE STREET POUVAIT PARLER – Le retour du réalisateur de Moonlight (Critique)

Titre : SI BEALE STREET POUVAIT PARLER

Année de Sortie : 2019

Genre : Drame

Nationalité : Américain

A voir ? NON

Après THE HATE U GIVE la semaine dernière, SI BEALE STREET POUVAIT PARLER nous offre un nouveau film parlant de la cause afro-américaine.

C’est Barry Jenkins qui adapte ce roman de James Baldwin publié en 1974. Le réalisateur de l’oscarisé MOONLIGHT (2017), confie qu’il s’agit de son auteur préféré.

Dans SI BEALE STREET POUVAIT PARLER, on retrouve Tish (KiKi Layne) qui va tout faire pour prouver que son petit-ami (Stephan James) est enfermé à tort.

Malgré une thématique importante, j’ai trouvé ce film vraiment ennuyant. En fait sa construction ne m’a pas du tout plu. On aura une utilisation des flashbacks excessive. Ceux-ci ont pour but de nous expliquer en détail l’histoire des deux tourtereaux avant cette fameuse arrestation. Le problème est le décalage de rythme entre le « présent » et le « passé ». D’un côté nous aurons un récit direct assez vivant et ouvert sur la société. De l’autre, des explications narratives sur les faits antérieurs qui seront très lent, et centrés sur le couple. Cela casse totalement l’histoire à chaque transition. Ce qui est le plus surprenant, est que la manière dont tout est expliqué hors flashback, est tout à fait claire. Ces derniers paraissent donc un peu inutiles et surchargent l’histoire. Il y en aurait eu moins, on aurait pu garder l’intensité du récit tout en s’attachant aux personnages. Outre la réalisation, qui vous l’aurez compris m’a fait rejeter le film, le fond est très intéressant. On nous plonge dans les années 70 d’une Amérique marquée par le racisme. Les deux personnages vont tenter tant bien que mal, de surmonter les épreuves de ce système, pour vivre leur amour. Pas évident quand votre couleur de peau peu vous faire condamner d’office. Les acteurs sont d’ailleurs excellents. Que ce soit la jeune KiKi Layne mais aussi l’un peu plus expérimenté Stephan James. Le Canadien avait déjà dénoncé la condition des Afro-américain dans le très bon LA COULEUR DE LA VICTOIRE et ACROSS THE LINE. Et comment ne pas mettre en avant le talent de Regina King qui a remporté le Golden Globes de la meilleure actrice dans un second rôle.

SI BEALE STREET POUVAIT PARLER auraient pu avoir tout pour plaire si sa mise en scène ne l’avait pas rendu aussi lent en cassant régulièrement l’élan du récit.

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